mardi 12 février 2008
Entrez et sucez ma moëlle

Envie sans condition d'écrire mes satisfactions, d'écrire pour avancer, pour fixer le passé, pour le retourner-détour- ner-conserver, garder en mémoire des cancrelats et des libellules, des p'tites bulles de savons qui finiraient par éclater d'amertume...
Envie de faire partager ces bouts de moi, envie de voir s'éteindre ce comportement paradoxal, envie d'être malade à force de vous voir mâcher ma vie et baver sur moi, malade de vous, microbes...
Alors, mangez, sucez, assimilez-moi ! Et n'en perdez pas une miette...
Si c'est ce que tu recherches...

...tu seras donc ma reine.
J'aimerais pouvoir
te satisfaire rien qu'une fois,
toi, si difficile d'accès.
On croit atteindre ton coeur
mais tes yeux bourdonnent et se mouillent
et se ferment sur d'infimes larmes.
De toi ne s'écoule rien,
personne ne te connait et même toi tu hésites encore,
mais est-ce un mal ?
Je voudrais être un jouet,
si c'est entre tes doigts,
si c'est pour que tu me touches,
que tu t'intéresses à moi,
que tu m'embrasses, me lèches,
et parcours de baisers mes joues fatiguées.
Je veux être un objet malaxé, torturé
si c'est entre tes doigts.
Peut-être que si je partageais ton intimité
tu m'aiderais à te découvrir,
tu m'aiderais à nous parfaire,
à nous aimer, à faire de nous
des anges.
Si c'est ce que tu recherches,
tu seras donc ma reine.
Mais toi, ô ma princesse, tu possèdes déjà cette place
en mon coeur, si chère à leurs yeux.
Make me a puppet...
jeudi 14 février 2008
"ne t'inquiète pas"
Facile à dire... je passe la journée à me ronger les sangs...
à tourner en rond, sans savoir quoi faire, sans pouvoir me décoller de
son image et du "ce soir il m'appelle, tout est rentré dans l'ordre, il
est mort et enterré, la police l'a mis en tôle"... et oui, il
m'appelle, mais ô surprise ! le sale b*tard a décidé de revenir à l'assaut... et ping ! paf ! deux droites à Denis avec un poing américain, Denis qui finit à l'hosto'... quand je pense que ça aurait pu être lui... et qu'il me dit "ne t'inquiète pas"... le roi des formules qui jurent avec la situation... un peu plus et c'était un couteau, un peu plus et ça finissait encore plus mal...
mais pourquoi on est pas resté couchés tranquillement, à se réveiller
en douceur, à aller se promener sur la plage au vent froid... enfin, on dit ça, mais ça sert à rien les "on aurait du" ou "il aurait fallu"... trop tard...
Et si j'avais été là... ç'aurait rien changé... ç'aurait été la même chose, peut-être pire, j'aurais fait quoi ? crié ? même du plus fort que je peux, ça aurait rien fait à des heartless comme eux... des minables, qui feront rien de leur vie... et si j'avais été là, si j'avais vu, j'aurais fait quoi ? balancé des injures peu reluisantes...
Et après, après... j'ai peur. J'ai si peur. Qu'il lui arrive du mal. Quoi que ce soit. Les scénarios catastrophe... ça défile sans relâche dans ma tête... toujours les uns pires que les autres... alors on se dit "et si". Raaah, b*rdel, ta g*eule.
JOYEUSE SAINT VALENTIN
lundi 3 mars 2008
Il pleut dehors
La pluie glacée
transperce tes entrailles.
Et le vent, et la boue
te couvrent d'un voile
sombre, cinglant, ingrat, poisseux,
qui te prive de tes sens
et t'enferme dans une bulle...
Bulle de crasse, bulle de sang.
Tu étouffes, hurles,
te déchires les poumons.
Mais personne ne te voit
personne ne t'entends.
La pluie glacée
te court sur les doigts,
et délave tes yeux, ta peau, tes cheveux.
Fantôme blanc sous la pluie,
tu ne respires plus
que de l'eau.
Elle te noie, te nettoie.
Fantôme blanc, indécis,
diaphane, isolé.
On te voit sans te voir,
on t'entend sans t'entendre.
Plus personne ne te veut.
La pluie glacée
exerce un poids maudit
sur ce paysage épuré,
mouillé de trop de pluie,
qui coule, coule,
et déteint sur ton esprit.
Mais tu vois des fantômes vidés,
sans chaleur, sans humeur,
qui chantent en silence.
Et tu marches
vers un monde meilleur
où personne ne te suit.
La pluie glacée
te ronge comme de l'acide.
Ton Eden approche, puis recule, et s'éloigne
pour revenir à nouveau.
Il te nargue, et, toi,
la fatigue te rompt,
te disloque, te démembre.
Tu pleures enfin
cette pluie voleuse
qui s'échappe en bruine
de tes paupières fermées...
[tu ne dois pas t'enfermer dans ton imaginaire] 21 - V - 2007
La sans-visage
tu m'enlaces, tu me glaces, et m'isoles
et attache, attache-moi
et fais de moi ce que tu veux
mais attache, attache-moi
et apprends-moi
Espère et entends
que ta vie ne vaut rien
que ton temps est perdu
que ton âme assouvie loin de tout disparait
Je suis la sans-visage
qui apparait un soir
et s'évanouit au matin,
celle qui exauce un désir inassouvi
celle qui brise tes rêves une fois anéantie
tu me prends, tu m'entends, et m'ignores
et regarde, regarde-moi
te faire tout ce que tu veux
mais regarde, regarde-moi
et détaches-moi
jouis donc mais apprend
que je suis ta poupée
que je peux t'étrangler
que je peux te briser, te casser, te remplacer
je suis la sans-visage
qui s'évanouit ce soir
jamais plus aucun lendemains
sans-visage
femme de joie
catin
pix' : Jenni Tapanila
mardi 4 mars 2008
(sans titre)
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Quelle incomparable sensation... Sortir d'un corset où tu t'es enfermé, et te sentir plus prisonnier de l'air qui griffe ta peau... Et ton corps qui "reprend forme" après une journée de compressement, sentir ton ventre se rebondir et ta taille à nouveau s'élargir... Et respirer, puis comme sentir ta peau se décoller des os, des muscles... Douce sensation...
Tu voudrais être un indescriptible monstre, dont on ne peut parler sans faire rire, dont on ne peut parler sans effrayer, être même pour toi un monstre, t'attacher à une dépendance à vie d'une armure, ne plus pouvoir te courber et adopter l'expression "raide comme un manche à balais"... Mais tu voudrais n'avoir de compte à rendre à personne. Ne devoir aucune explication, à propos d'aucune chose que ce soit, à personne. Le faire juste "parce-que". Comme une volonté inébranlable d'un Dieu. Indiscutable. En emm*rdant les gens et leur bon sens, leur morale.
Et tu sais que tu feras ce que tu veux de ta vie, parce que même si certains se moquent où extrapolent, tu sais au fond de toi que tu as envie de cette drogue. Et le manque te rends sourd et aveugle, te prive de tous tes sens. Mais cet objectif te rendras invincible.
•
jeudi 6 mars 2008
06 - III - 2008
Et voilà, encore... encore une p*tain d'engu*ulade de m*rde, parce que j'lui "reproche" de pas prévenir lorsqu'il est en retard. Il arrive pas à comprendre que je puisse m'inquiéter. Je sais pas pourquoi, lui non plus en fait. Bon, okay, en vérité il a prévenu. Il m'a dit qu'il serait un petit peu en retard. Et ça a pris une demi-heure, tandis que son petit peu supposait dix minutes.. un quart d'heure ? Donc j'lui dis que la prochaine fois, qu'il me mette juste "du retard", comme ça dix ou trente minutes, c'est pareil. Et il se braque. Il pose les coudes sur la table, incruste sa tête entre ses mains, et regarde dans le vide. Et moi je parle toute seule. J'lui répète que c'est pas un reproche, que c'est pour lui "apprendre", j'essaye de lui expliquer ce que je ressens, que ça me fout la trouille parce qu'il peut arriver n'importe quoi, une bagnole, un psychopate, un chien enragé... un O.V.N.I.... J'lui dis que si là il s'est trompé, c'est pas grave, parce qu'il est rentré et que tout va bien, et que comme ça la prochaine il saura... Mais non. Tête dans les mains, et "rien à foutre". Comme ça tout le reste de la soirée. Sa mère a vu que ça allait pas trop, j'lui dis en gros que le dialogue avec lui est coupé, qu'il ne me parle jamais, que je commence à craquer. Puis j'vais dans la cuisine. Elle va lui parler, j'sais pas de quoi. Et quand j'reviens, même topo. Assis sur le lit, il n'a pas bougé. Puis on se couche, léger "bonne nuit". Réveil ce matin, j'ai droit à un essai de câlin, mais non, moi chuis pas d'accord, on va pas encore faire comme s'il ne s'était rien passé. J'me dis que si j'ferme ma gu*ule, il finira bien par me parler. Ben non. Matinée sans presque un mot. Que des futilités, genre "tu veux que j'te serve ?" et autre "j'vais mettre mes chaussures". Et dans le car... Pareil. Côte-à-côte pendant trois quarts d'heure, pas un mot. Il est descendu à son lycée, "au revoir", et c'est fini. Et plus rien depuis sept heures et d'mie ce matin. Que dalle.
P*tain j'ai pas le moral.
jeudi 10 avril 2008
10 - IV - 2008
Eh bien voilà... J'ai des envies, des pensées, des rêves à réaliser qui se coupent et se contredisent...
J'aurais envie de mourir, mais loin, le plus loin possible, pour profiter de ma vie, pour "m'envoyer en l'air", pour atteindre des jouissances de toutes les façons possibles
J'aurais envie de mourir après avoir fait de grandes choses, après avoir assouvi ma curiosité, après avoir fait des choses qui vous ferait vomir, après avoir vécu ma vie pleinement, complètement, sans jamais avoir à regretter dans la mort.
J'aurais envie de mourir, demain, ou tout de suite, par curiosité, par envie d'em- m*rder ce monde, ces gens, par envie d'immortalité, par envie de fuir.
J'aurais envie de mourir, plusieurs fois, pour essayer toutes les façons, pour me faire mal encore et encore, ou bien pour me prouver que je suis maître de moi, que je suis seule à contrôler ma vie, mes actes.
J'aurais envie de mourir d'un seul coup, pour me punir, pour éviter la souffrance que je provoque sur moi-même ou les autres, pour être partie le plus vite possible.
J'aurais envie de mourir lentement, et de savourer ma mort, afin de me rassasier de douleur, de puissance, afin de souffrir et faire souffrir, afin d'expier tout ce que je peux.
Je voudrais vivre, pour toutes ces choses futiles à réaliser ; je voudrais vivre pour du plaisir. Je voudrais vivre pour un plaisir charnel, corporel, de deux corps qui se touchent et s'enlacent et s'emboîtent, sans jamais s'arrêter de bouger, sans jamais regretter qu'une fois le manège arrêté. Je voudrais vivre pour un plaisir visuel, une beauté impalpable, implacable, toutes ces choses si magnifiques qui éblouissent et rendent aveugles, qui réchauffent le coeur rien qu'en les regardant. Je voudrais vivre pour un plaisir malsain, sadique, gore, un plaisir de tuer, d'arracher, de faire mal par vengeance, un désir inassouvi qui dort depuis trop longtemps. Je voudrais vivre pour un plaisir de fête, un plaisir de sueur et de cris, d'hystérie, de colères, de joies, de tristesses, le plaisir de milliers de gens rassemblés comme un seul, ayant tous une même idée en tête, chantant tous et déversant leur coeur. Je voudrais vivre pour un plaisir, pour le plaisir. Le plaisir de voir un sourire. Le plaisir de se voir changer. Le plaisir du nouveau. Le plaisir du curieux. Le plaisir de faire plaisir.
Je voudrais vivre, mais je voudrais mourir.
samedi 14 juin 2008
14 - VI - 2008
écriture automatique... ou pas.
Je perds du poids. J'ai perdu 3 kilos en deux semaines. Et je reprend du poids. 1 kilo en un jour. Demain, j'en reperdrai. J'en reperdrai, je ne mangerai plus, je me ferai violence mais je ne mangerai plus. Et le jour d'après, ma volonté cèdera, et je mangerai comme je n'ai jamais mangé.
Un nouveau corset : et je vais m'y enfermer comme au premier jour. Rien ne me sert de leçon, je voudrais juste mourir pour avoir une leçon. Je voudrais craquer, par tous les pores de ma peau, je voudrais déchirer ces lambeaux de bras et de chair, je voudrais que mes cuisses se fassent molles et que ma peau s'entaille, je voudrais que des gargarismes sortent de ma gorge entr'ouverte, je voudrais piétiner ma vie comme on la piétine. Je voudrais me faire mal toute seule, je voudrais me brûler toute seule, je voudrais me tuer toute seule, sans que ça soit d'autres qui le fassent, sans que ça soit d'autres qui dictent mes actes. Je voudrais être maître de moi, de mes pensées, et des pensées des autres, je voudrais les lire et les modifier, "F2", je voudrais pouvoir réécrire le coeur et l'esprit de certains, je voudrais m'incorporer en elle, fusionner...
J'ai peur de ces soirées sans toi, j'ai peur de ces soirées en moi, passées à me morfondre, fondre, mordre, passées à se tuer à petit feu, passées à tenter de recréer une étincelle, passées à jouer de ma vie, de mes actes, à me jouer et à en jouer, à chercher à jouer en suffoquant et respirant, sueur, sang, eau, et l'aiguille qui se rapproche, qui te pique et te coud, et qui te rend si moite, sèche, moite...
Un dessin, un dessin sur le corps comme un dessin sur le coeur, un coup de couteau dans le coeur, un report, un rapport d'erreur qui te traite de fétichiste, qui te malaxe et broie ton cerveau, qui se sent avide et lié de ses mains et poignets, qui ne peut pas s'empêcher de croire. Jouissif augure qui m'apprête de ses pensées de pervers, j'ai honte et mal de dire. J'ai envie d'effacer et de tourner des pouces j'ai envie d'arracher et d'occulter ces choses de mon esprit. J'ai envie de pouvoir un jour m'affairer sans encombres, sans décombres, à toutes ces choses qui méritent attention. Je voudrais vomir, me vomir, vomir toutes ces pensées en un dégueulis noir immonde, ruisselant, qui te frappe à la gu*ule sans pouvoir te croire et te... Il a des fois où tu n'sais pas ce que tu veux, où tu n'sais pas ce qu'on te veut, où tu peux seulement te cacher, te cracher, te vomir tripes et âme dans un écrit de placard, et l'enfermer comme un monstre, et t'enfermer comme un monstre, te renfermer comme un monstre...
J'ai soif d'un endroit où mes doigts parleront sans envie, j'ai soif d'un endroit où les choix seront définis et où on n'aura pas de cerveau, où on n'pourra pas penser, pas aimer, pas s'aimer... Je fuirai ce monde encore et encore, je fuirai ce monde comme je fuis la vérité, comme je fuis les souvenirs, comme je fuis les mensonges, et la faim. Je fuirai la vérité, car je ne suis que mensonges ; je fuirais la vérité, car je ne suis que décombres d'un monde pâle qui soufre de trop se voir, décombres d'un monde masochiste qui se regarde pour se tuer, qui se lacère et finira par imploser. Il craque, se fissure : je craque, me fissure. Les mots et les mains ne sont pas suffisants pour lui adresser du réconfort, les peines et les folies la console et la berce dans des illusions maladives qui flétrissent sa peau, son coeur mou, tout mou, trop mou...
Un jour j'aimerais la voir, un jour j'aimerais savoir, tout ce qui te pousses à agir, tout ce qui te pousses à blêmir...
"Et à la maison, dans la douche, j'ai hurlé. Hurlé hurlé hurlé, à m'en déchirer la gorge. Et je voulais, l'enfant de salaud qui a fait ça, je voulais voir ses tripes dégoulinantes sur le sol. Je voulais lui arracher les yeux de mes mains, comme il m'avait arraché une partie de moi. Je voulais les écraser sous mes doigts, comme il s'était peut-être débarrassé de cela..."
vendredi 7 novembre 2008
Girl for girls
On a bed of roses, I'm lying for you
That shining knife in your hand
Reminds me of an old lullaby
I used to sing when I was young
Why do I want you ?
I'm only a girl for girls
I'm only the shadow of you
I can never be with you
Silently, I awake from my bed of roses
That scarlet petal in my hair
Reminds me of an old painting
I used to draw when I was young
I still want you to kill me
The pretty girl for girls
Because you are my shadow
My own destiny is to die
[from the hand of my] PARANOÏA
I'll never sleep in my bed of roses anymore
The girl you're with must be the one
[the only one]
She reminds me of an old jealousy
I used to hate until today
Hold me in your arms
Let me kiss you one last time
I'm only a girl for girls
Who's wrongly in love with an unknown boy
I've just left my old bed of broken roses
Now, and for ever, I'll be alone
I'll be watching this scene ever and ever
Because it's the most beautiful thing you give to me
Now, and for ever, I'll be alone
I'll be watching you from the cloudy skies
I'll be watching that girl you used to call "my love"
My egoïcism ruins you... and I'm glad
